La Région Île-de-France accueille favorablement les annonces nationales sur l’accès à l’enseignement supérieur, l’orientation et les conditions d’études. Elle prévoit de revaloriser les bourses des formations sanitaires et sociales, mais estime que les mesures budgétaires envisagées pour 2027 pourraient réduire ses capacités de financement des lycées.
Le gouvernement a annoncé le 26 octobre 2026 la création de 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur entre 2027 et 2028 : 10 000 en BTS, 4 000 en bachelor universitaire de technologie (BUT), préparé en IUT, et 1 000 dans l’accès aux études de santé. Les ouvertures en BTS sont prévues dès la rentrée 2027, selon le ministère de l’Éducation nationale.
La Région souhaite que ces ouvertures répondent aux besoins franciliens, notamment dans les métiers d’avenir et les territoires où l’offre de formation supérieure est insuffisante. Elle rappelle accueillir plus de 800 000 étudiants, soit plus du quart des effectifs nationaux selon ses données.
Elle approuve également les mesures annoncées pour rendre les admissions sur Parcoursup plus transparentes et améliorer le remplacement des enseignants absents.
Une revalorisation des bourses encore à préciser
La collectivité annonce qu’elle revalorisera les bourses des formations sanitaires et sociales, sans préciser le montant ni le calendrier de cette hausse.
Elle indique consacrer déjà 54 millions d’euros aux bourses sur critères sociaux de 13 000 étudiants inscrits dans ces formations.
Un manque à gagner estimé à 50 millions d’euros
Sur l’immobilier scolaire, la Région prend acte de l’enveloppe nationale de 4 milliards d’euros de prêts à taux préférentiels. Le gouvernement prévoit de mobiliser ces financements dans le cadre du programme ÉduRénov d’ici 2030, pour soutenir la rénovation des établissements scolaires.
La collectivité affirme investir à elle seule plus d’un milliard d’euros par an dans la construction et la rénovation de ses lycées. Elle conteste parallèlement la baisse du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA), qui compense forfaitairement la TVA supportée par les collectivités sur leurs investissements.
Dans sa version initiale, le projet de loi de finances pour 2027 propose d’abaisser de cinq points le taux de compensation pour certaines dépenses, tout en maintenant un taux supérieur pour les dépenses liées à la transition écologique et à la voirie.
La Région chiffre à 50 millions d’euros le manque à gagner sur un milliard d’euros investi dans l’immobilier lycéen. Selon elle, cette perte de recettes annulerait l’avantage financier qu’elle pourrait retirer des prêts bonifiés.
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