Le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI) publiera le 1er juillet une nouvelle édition de son Baromètre national des TPE, alors que les candidats à l'élection présidentielle de 2027 élaborent leurs programmes économiques. L'organisation affirme que les préoccupations des dirigeants de petites entreprises précèdent souvent les grands débats économiques et entend porter ces constats auprès des équipes de campagne.
À quelques mois de l'entrée dans la campagne présidentielle, le SDI dévoilera le 1er juillet une nouvelle édition de son Baromètre national des TPE. Cette publication intervient alors que les candidats et leurs équipes travaillent à la construction de leurs propositions économiques.
Selon le syndicat, les échanges engagés ces dernières semaines avec plusieurs équipes de campagne montrent que nombre d'entre elles découvrent des réalités économiques auxquelles les dirigeants de très petites entreprises sont confrontés depuis plusieurs années.
Le SDI présente son baromètre comme un outil permettant de faire remonter les difficultés rencontrées sur le terrain avant qu'elles n'apparaissent dans les principaux indicateurs économiques ou ne s'imposent dans le débat public.
Le syndicat estime que les sujets aujourd'hui au cœur des discussions entre organisations patronales et responsables politiques figuraient déjà dans les précédentes éditions de son enquête auprès des TPE.
« Chacun apporte sa lecture de l'économie française. La nôtre part du terrain. Depuis plusieurs années, notre Baromètre montre que les difficultés apparaissent toujours sur le terrain avant de remonter dans les indicateurs économiques. Les débats publics finissent souvent par rattraper ce que vivent déjà les entrepreneurs », déclare Marc Sanchez, secrétaire général du SDI.
Selon lui, l'objectif du syndicat n'est pas de commenter la campagne présidentielle mais d'apporter aux candidats une vision fondée sur l'expérience quotidienne des indépendants et des dirigeants de petites entreprises.
Pour Marc Sanchez, les enjeux économiques ne peuvent être réduits aux seuls indicateurs macroéconomiques.
« À l'approche de l'élection présidentielle, notre ambition n'est pas de commenter la campagne mais d'aider les candidats à revenir aux fondations de l'économie française. Nous avons pris l'habitude de parler du déficit, de la dette ou de la croissance comme si l'économie commençait dans les ministères ou les statistiques. En réalité, elle commence chaque matin lorsqu'un artisan ouvre son atelier, qu'un commerçant lève son rideau, qu'un indépendant décroche un contrat ou qu'un dirigeant décide d'embaucher. C'est là que naît la richesse française. Lorsque les fondations sont solides, c'est tout l'édifice qui tient : l'emploi, l'investissement, les finances publiques et notre modèle social. Dans quelques jours, plusieurs milliers de dirigeants prendront eux-mêmes la parole. Ils diront ce qu'ils attendent réellement des candidats. »
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