La France et le Canada veulent renforcer leur coopération dans les sciences et les technologies quantiques. En marge du G7 numérique organisé à Bercy dans le cadre de la présidence française du G7, Anne Le Hénanff, ministre déléguée française chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, et Evan Solomon, ministre canadien de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, ont signé une déclaration conjointe consacrée à ce secteur stratégique.
Selon le communiqué, les deux ministres ont “réaffirmé la solidité du partenariat franco-canadien dans le domaine des sciences et technologies quantiques”. Cette signature intervient dans un contexte de concurrence internationale accrue autour des infrastructures de calcul, des technologies de rupture et de la souveraineté numérique.
Le document rappelle que le président de la République a annoncé, lors du Forum européen sur la puissance de calcul, les sciences et technologies quantiques et les semi-conducteurs, un “réinvestissement massif de la France dans les technologies quantiques et les infrastructures stratégiques de calcul”. Dans ce cadre, les coopérations avec des partenaires de confiance deviennent un axe central.
La France et le Canada disposent déjà d’une relation ancienne dans ce domaine. Le communiqué évoque une coopération scientifique et industrielle “historiquement solide” entre les deux pays. Depuis plusieurs décennies, chercheurs et étudiants français et canadiens collaborent étroitement, tandis que les liens entre acteurs industriels se sont intensifiés ces dernières années.
La déclaration conjointe vise désormais à consolider cette dynamique. Elle doit encourager de nouvelles coopérations entre laboratoires, entreprises et écosystèmes d’innovation. Pour les deux pays, le quantique n’est plus seulement un champ de recherche, mais un secteur d’avenir susceptible de transformer les capacités de calcul, la sécurité, l’industrie et les chaînes technologiques.
Le communiqué insiste sur une approche fondée sur “la confiance, la réciprocité et la diversification des chaînes de valeur”. Ces principes traduisent la volonté des deux États de structurer leur coopération autour d’écosystèmes fiables, dans un domaine où les enjeux scientifiques se doublent d’enjeux économiques et stratégiques.
La déclaration affirme également l’intention de la France et du Canada de faire progresser une vision commune pour un écosystème de recherche et développement “dynamique et fiable”. L’objectif affiché est de favoriser le bien-être, la prospérité et la sécurité des générations actuelles et futures.
Les deux ministres ont convenu de poursuivre les échanges entre leurs administrations afin d’identifier de nouvelles pistes de coopération concrètes. Cette démarche doit permettre de passer d’une volonté politique commune à des projets opérationnels entre acteurs publics, scientifiques et industriels.
Cette signature s’inscrit aussi dans la séquence ministérielle numérique du G7. Le communiqué précise que les pays du G7 poursuivront cette année leurs discussions sur les technologies quantiques au sein d’un groupe de travail dédié, lancé l’an dernier sous présidence canadienne.
Anne Le Hénanff a salué une coopération “résolument orientée vers l’avenir et l’innovation dans le respect de nos valeurs communes”. La ministre estime qu’à l’heure où les enjeux de souveraineté numérique prennent une place croissante, “la coopération internationale avec des partenaires de confiance est essentielle pour parvenir à un développement des technologies quantiques”.
Avec cette déclaration, Paris et Ottawa entendent donc inscrire leur partenariat dans la durée. Au-delà de la recherche, il s’agit de bâtir des passerelles entre deux écosystèmes capables de peser dans la course mondiale aux technologies quantiques, tout en défendant un modèle fondé sur la confiance, la sécurité et la coopération entre alliés.
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