Les conducteurs de trottinettes électriques, de gyropodes, de monoroues et de hoverboards doivent vérifier la réglementation applicable dans leur département ou leur commune. Plusieurs autorités locales ont récemment renforcé les équipements obligatoires, alors que les règles nationales demeurent moins contraignantes.
Ces véhicules appartiennent à la catégorie juridique des engins de déplacement personnel motorisés, désignés par le sigle EDPM. Ils ne doivent pas être confondus avec les trottinettes sans moteur, dont les utilisateurs sont assimilés à des piétons.
Le communiqué transmis par Pierre Chasseray rappelle que ces conducteurs figurent parmi les usagers les plus vulnérables. Il présente le casque homologué comme "le rempart le plus efficace pour réduire le risque de blessures à la tête" et l’équipement rétro-réfléchissant comme un moyen d’améliorer la détection du conducteur par les automobilistes.
Le message s’appuie sur le bilan provisoire de la Sécurité routière, qui faisait état de 80 utilisateurs d’EDPM tués en 2025 et de 1 100 blessés graves. Les données définitives ont ensuite arrêté le nombre de décès à 79 en France métropolitaine, contre 45 en 2024. La mortalité a donc augmenté de 34 victimes en un an.
Cette progression rappelle qu’une trottinette électrique n’est pas un jouet. La petite taille de ses roues, l’absence de carrosserie et la position debout du conducteur augmentent le risque de chute et d’éjection. Les blessures peuvent concerner la tête, le visage, les poignets, les épaules et les membres inférieurs.
L’utilisateur doit avoir au moins 14 ans. L’engin doit être limité à 25 kilomètres par heure et ne peut transporter qu’une seule personne. Il doit disposer de freins, d’un avertisseur sonore, de feux avant et arrière ainsi que de dispositifs réfléchissants.
Les écouteurs et les casques audio sont interdits pendant la conduite. Une assurance spécifique couvrant la responsabilité civile est obligatoire, car les EDPM sont considérés comme des véhicules terrestres à moteur.
En agglomération, le conducteur doit utiliser les pistes ou bandes cyclables lorsqu’elles existent. À défaut, il peut emprunter les routes limitées à 50 kilomètres par heure. La circulation sur les trottoirs est interdite, sauf autorisation particulière du maire. Dans une aire piétonne autorisée, la vitesse doit rester limitée à 6 kilomètres par heure et les piétons conservent la priorité.
Depuis le 7 août 2026, le casque et un équipement rétro-réfléchissant sont obligatoires à Paris, dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. L’absence de casque y est sanctionnée par une amende forfaitaire de 135 euros. L’absence d’équipement réfléchissant expose à une amende de 35 euros.
Des obligations comparables existent notamment en Seine-et-Marne, dans les Alpes-Maritimes et dans l’Yonne. Le Vaucluse impose uniquement le casque. Dans l’Allier, celui-ci deviendra obligatoire le 1er novembre 2026 sur l’ensemble des voies ouvertes à la circulation publique, y compris les pistes cyclables et les voies vertes.
Toulon applique depuis le 26 octobre une réglementation municipale plus sévère. Les EDPM sont interdits dans plusieurs zones piétonnes. Dans le reste de la ville, leurs utilisateurs doivent porter un casque, une chasuble réfléchissante et des gants. Le non-respect de ces mesures peut entraîner une amende de 150 euros.
Avant chaque déplacement, l’utilisateur doit donc vérifier les règles locales. Un équipement simplement recommandé à La Réunion peut être obligatoire dans un autre département ou dans une commune ayant adopté son propre arrêté.
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