Le taux d’absentéisme a atteint 4,68 % en 2025, contre 4,41 % un an plus tôt, dépassant son précédent pic de 2022. C’est l’un des principaux enseignements de la 5e édition de l’Observatoire des arrêts de travail du Groupe APICIL, réalisé avec le Groupe JLO à partir des données de plus de 55 000 entreprises et d’un million de salariés du privé.
La hausse s’explique surtout par les arrêts de plus de 90 jours, dont la contribution progresse de 0,21 point et représente désormais plus de la moitié du taux d’absentéisme. En parallèle, 27,68 % des salariés ont connu au moins un arrêt dans l’année, tandis que le nombre moyen d’arrêts par salarié absent passe de 1,83 à 1,90.
Autre évolution notable : les absences très courtes continuent de progresser. Les arrêts de moins de trois jours représentent désormais 23,55 % des épisodes, soit près d’un sur quatre et une hausse de plus de 70 % depuis 2022.
La maladie reste de très loin la première cause d’absence, avec 90,03 % des arrêts. Les temps partiels thérapeutiquesdeviennent toutefois le deuxième motif, à 4,57 %, devant les accidents du travail.
Les données médicales d’APICIL montrent surtout que les troubles psychiques et musculosquelettiques représentent 73,29 % des arrêts de plus de 30 jours. Les premiers pèsent à eux seuls 42,75 %, en hausse de 2,92 points sur un an.
Chez les salariés les plus jeunes, plus de 40 % des arrêts seraient liés à des troubles psychologiques ou psychiques, selon l’Observatoire.
Les écarts restent importants selon les profils. Le taux d’absentéisme atteint 6,52 % chez les ouvriers, contre 2,52 % chez les cadres. Il s’établit à 5,60 % chez les femmes, contre 3,76 % chez les hommes.
L’âge joue également sur la durée des arrêts : les salariés de 60 ans et plus affichent un taux de 5,92 % et une durée moyenne d’absence de 32,55 jours, contre 3,54 % et 11,81 jours chez les moins de 30 ans.
Le secteur de la santé apparaît comme le plus touché, avec un taux d’absentéisme de 7,22 %, loin devant les banques et assurances, à 2,80 %.
Pour APICIL et JLO, la prévention passe moins par le contrôle des absences que par l’amélioration des conditions de travail, la prévention des risques psychosociaux et de l’usure physique, ainsi qu’un accompagnement ciblé des arrêts longs.
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