Bull a inauguré le 2 octobre 2026 un nouveau bâtiment de production sur son site historique d’Angers. Cette première étape d’un programme de reconstruction qui doit s’achever en 2028 représente un investissement global de 80 millions d’euros et doit permettre à l’entreprise de doubler ses capacités industrielles.
Le nouveau bâtiment couvre 20 000 m², dont 10 700 m² consacrés à la production. Bull vise également une hausse de 30 % de la productivité et une réduction de 30 % des coûts de maintenance des bâtiments.
Le site est destiné à la conception, à l’intégration, à l’assemblage, aux essais et à la validation de supercalculateurs, d’infrastructures d’intelligence artificielle, de serveurs d’entreprise et, à terme, de technologies quantiques.
3 500 panneaux photovoltaïques et récupération de chaleur
Le projet intègre plus de 3 500 panneaux photovoltaïques installés sur 7 000 m², pour une puissance maximale de 1 500 kWc. Bull prévoit également de récupérer la chaleur dégagée par ses équipements, avec un objectif de 5 GWh par an injectés dans le réseau de chaleur urbain, soit l’équivalent annoncé de la consommation d’environ 600 foyers.
La reconstruction du site, assurée par Alter Cités, bénéficie de plusieurs soutiens publics : 1,2 million d’euros au titre du Fonds vert, 213 000 euros de l’Ademe via le Fonds chaleur et 1,5 million d’euros de la Région Pays de la Loire.
Bull présente Angers comme son unique site industriel européen capable d’assembler des supercalculateurs à grande échelle. L’usine a notamment participé au projet JUPITER, présenté comme le premier supercalculateur européen exascale, ainsi qu’à des systèmes classés parmi les plus efficaces énergétiquement au monde selon le Green500.
Le site regroupe également les travaux de 800 ingénieurs R&D. Il doit contribuer en 2027 à la fabrication d’Alice Recoque, futur supercalculateur exascale hébergé en France, ainsi que de LUMI-AI, destiné à la LUMI AI Factory en Finlande.
Une « Open Factory » pour industrialiser des technologies européennes
À l’occasion de l’inauguration, Bull a également lancé son programme Open Factory, qui doit ouvrir une partie de ses capacités industrielles à d’autres entreprises travaillant dans l’IA, le calcul avancé et le quantique.
L’objectif est notamment d’aider ces acteurs à passer de la R&D à la production à grande échelle et de relocaliser en Europe certaines infrastructures aujourd’hui principalement fabriquées hors du continent.
Un premier partenariat a été annoncé avec Foxconn pour développer et fabriquer en Europe des serveurs d’IA reposant sur la plateforme NVIDIA Vera Rubin NVL72, destinés notamment aux AI Factories et aux opérateurs de neocloud. D’autres collaborations industrielles doivent être annoncées début 2027.
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