Près de 10 000 cigarettes électroniques jetables ont été retirées du marché à la suite d’une campagne de contrôles menée par la DGCCRF auprès de 491 professionnels. Si 86 % des établissements contrôlés respectaient l’interdiction, 70 commerces proposaient encore des « puffs » à la vente.
La commercialisation des dispositifs de vapotage préremplis qui ne peuvent pas être remplis à nouveau est interdite en France depuis le 26 février 2025, qu’ils disposent ou non d’une batterie rechargeable et qu’ils contiennent ou non de la nicotine. La loi interdit leur détention en vue de la vente, leur mise en vente, leur distribution et leur offre gratuite.
Les contrôles de la DGCCRF ont ciblé principalement des distributeurs, mais aussi des grossistes, fabricants et importateurs. L’administration constate que les réseaux spécialisés dans le vapotage et les buralistes se sont, dans leur majorité, rapidement adaptés à la nouvelle réglementation.
Sept procédures pénales engagées
Dans près de 15 % des établissements contrôlés, les enquêteurs ont toutefois retrouvé des cigarettes électroniques jetables encore proposées à la vente. Certains produits étaient dissimulés plutôt qu’exposés en vitrine. Dans d’autres cas, les professionnels pensaient à tort que l’interdiction concernait uniquement les puffs contenant de la nicotine.
Sur les quelque 10 000 produits identifiés, la majorité a été retirée volontairement de la vente et plus de 1 000 puffs ont été saisies par les agents.
Les manquements ont conduit à des sanctions dans près de 50 établissements. La DGCCRF a adressé une quarantaine d’injonctions de mise en conformité, tandis que sept procédures pénales sont en cours, notamment lorsque la commercialisation était volontairement dissimulée. Dix-huit avertissements ont également été prononcés pour des situations relevant d’une méconnaissance de la réglementation et portant sur de faibles volumes.
Des contrôles maintenus en 2026
La Direction générale de la Santé rappelle parallèlement les risques liés à la nicotine, particulièrement chez les enfants et les adolescents. La vente de produits du vapotage aux mineurs demeure interdite, qu’ils contiennent ou non de la nicotine. La réglementation limite par ailleurs la concentration en nicotine à 20 mg/ml et impose différentes obligations concernant la composition, la sécurité et l’étiquetage des produits.
L’interdiction répond également à un enjeu environnemental : les puffs associent notamment plastique, métaux et batteries au lithium dans des produits conçus pour un usage limité.
La DGCCRF indique poursuivre ses contrôles en 2026, notamment sur Internet, ainsi que sa surveillance du respect des règles encadrant la publicité pour les produits de vapotage.
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