Le président de la République, Emmanuel Macron, inaugurera ce lundi 12 octobre 2026 la 91? édition du Mondial de l’Auto, à Paris Expo Porte de Versailles. Un rendez-vous stratégique pour une industrie confrontée à une concurrence internationale croissante et aux défis de la transition électrique.
Organisé du 12 au 18 octobre 2026, le Mondial de l’Auto réunira les grands acteurs du secteur autour de cinq halls consacrés aux nouveautés des constructeurs, aux innovations technologiques et aux nouvelles mobilités. Cette 91ème édition promet davantage de marques, d'expositions et d'animations, avec l'ambition de séduire aussi bien les professionnels que le grand public.
Dès ce dimanche 11 octobre, le chef de l’État réuni à l’Élysée une soixantaine de représentants de la filière automobile européenne, parmi lesquels des constructeurs, des équipementiers et des industriels spécialisés dans les batteries et les matériaux stratégiques. Cette mobilisation précéde la présentation de trois grandes orientations destinées à consolider l’avenir du secteur. La première concerne « l’électrification », considérée par l’exécutif comme un moteur essentiel de la reprise industrielle française. La deuxième repose sur la « préférence européenne », afin de favoriser les productions du continent face à une concurrence étrangère de plus en plus offensive. Enfin, « l’innovation et la souveraineté technologique » constitueront le troisième pilier, notamment dans les domaines des véhicules autonomes et connectés.
Lors de sa visite, Emmanuel Macron rencontrera les représentants de Valeo, Renault et Stellantis, ainsi que les acteurs de la Fabrique de l’Innovation. Une table ronde consacrée à la voiture autonome viendra compléter ce déplacement. Depuis 2017, l’État a engagé d’importants moyens pour accélérer la production de véhicules électriques, développer une filière nationale de batteries et moderniser les usines. Selon l’Élysée, ces investissements commencent à produire leurs effets, avec une reprise de la production française portée par l’électrique.
Reste désormais à transformer cette dynamique nationale en véritable stratégie industrielle européenne, capable de préserver les emplois, de soutenir les constructeurs et de limiter la dépendance du continent aux technologies étrangères. Pour les automobilistes, les évolutions de l’industrie européenne et de la mobilité électrique pourraient également peser sur les prochaines générations de véhicules commercialisés et surtout sur leurs prix.
Mémento
à partir de 3,00 € par mois
pour un accès intégral au site et à nos services
0 COMMENTAIRE(S)