Attention aux voyageurs au départ ou à destination de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle (CDG), où Air Corsica assure des liaisons aériennes. Le mouvement de grève des pilotes, prévu du 9 au 16 octobre 2026, pourrait entraîner des perturbations, voire des annulations de vols. Les passagers concernés sont invités à vérifier le statut de leur réservation auprès de la compagnie avant leur déplacement.
Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) et le Syndicat des pilotes de l’aviation civile (SPAC) ont appelé les pilotes d’Air Corsica à cesser le travail après l’échec des négociations avec la direction.
Dans un communiqué publié vendredi 9 octobre, les organisations syndicales dénoncent l’absence de propositions satisfaisantes concernant les rémunérations et les conditions de travail.
Deux années de sacrifices dénoncées
Les syndicats contestent les chiffres avancés par la direction concernant les rémunérations. Ils affirment que les pilotes ont subi deux années de gel salarial, une suppression de jours de congé et une perte de pouvoir d’achat liée à l’inflation.
« La véritable question n’est pas de savoir combien les pilotes réclament, mais combien ils ont déjà perdu ! », soulignent-ils.
Les représentants des pilotes dénoncent également le report d’une partie des augmentations envisagées pour 2027. Selon eux, la direction souhaiterait décaler la moitié de ces revalorisations de sept mois et l’autre moitié d’un an.
Des inquiétudes sur la flotte et l’emploi
Le conflit concerne également la gestion des incidents de fumées ou d’émanations à bord des ATR, appelés « fume events ». Les syndicats dénoncent une gestion défaillante depuis deux ans, ayant conduit, selon eux, à l’immobilisation d’appareils et à la perspective d’un chômage partiel.
Ils critiquent par ailleurs la restructuration « Tocca à Noi », accusée d’avoir dégradé certains services et favorisé l’externalisation d’activités auparavant assurées par des salariés corses.
Tout en reconnaissant les conséquences possibles du mouvement pour les passagers, les pilotes affirment rester attachés à leur compagnie et à la population insulaire.
« Notre objectif a toujours été d’obtenir un accord, mais après deux années de sacrifices, il est temps que la direction assume ses responsabilités », concluent les syndicats.
Mémento
à partir de 3,00 € par mois
pour un accès intégral au site et à nos services
0 COMMENTAIRE(S)