Réunis les 10 et 11 octobre 2026 au Conservatoire national des arts et métiers à Paris, les 150 citoyens tirés au sort de l’assemblée « Un commun accord » ont découvert les six dilemmes sur lesquels ils travailleront jusqu’en février 2027. L’initiative entend faire émerger des points d’entente susceptibles de nourrir le débat public à l’approche de l’élection présidentielle.
La sélection intervient après une double consultation menée auprès des membres de l’assemblée et du grand public. Selon les organisateurs, la plateforme numérique a recueilli 92 000 contributions et 48 000 propositions de thématiques en dix jours. La liste définitive a ensuite été arrêtée par le comité d’organisation en concertation avec des représentants des 150 citoyens.
Les travaux s’articuleront autour d’une question centrale : « Au XXIe siècle, pouvons-nous encore espérer tout avoir ? ». Les six dilemmes retenus portent sur la sortie des carburants fossiles sans restreindre la liberté de déplacement, l’accès à une alimentation saine produite en France à un prix abordable, la consommation d’eau face aux sécheresses, le développement des territoires tout en préservant les espaces naturels, les limites éventuelles à apporter à l’intelligence artificielle et les conséquences économiques et environnementales d’une réindustrialisation du pays.
Trois groupes de 50 citoyens à partir de la prochaine session
Cette deuxième rencontre s’est également ouverte par une intervention du biologiste Marc-André Selosse, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle, consacrée à la biodiversité. Elle clôturait un premier cycle d’auditions portant également sur l’énergie, la géopolitique, le climat, l’économie et les finances publiques.
Pendant le week-end, les participants ont commencé à explorer les six sujets, sans chercher à arrêter de conclusions. Ils ont identifié les données à approfondir, les questions à soumettre à de futurs intervenants ainsi que les experts et acteurs de la société civile qu’ils souhaitent entendre.
Dès la prochaine session, les 150 membres seront répartis en trois groupes de 50, chacun chargé d’approfondir deux dilemmes. Les auditions et délibérations se poursuivront ensuite lors de rencontres mensuelles à Paris.
L’assemblée doit tenir au total six week-ends de travail entre septembre 2026 et février 2027. Ses conclusions seront arrêtées lors de la dernière session, prévue les 6 et 7 février 2027. Les citoyens décideront alors eux-mêmes s’ils souhaitent adresser leurs travaux aux candidats à l’élection présidentielle et sous quelle forme.
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