ab.derm ouvre au 31 bis rue Vivienne, dans le 2e arrondissement de Paris, un premier centre de dermatologie médicale réunissant consultation, imagerie cutanée, chirurgie dermatologique et suivi. Le projet vise notamment à fluidifier les parcours entre médecine de ville, expertise spécialisée et hôpital, avec un positionnement marqué en onco-dermatologie.
Cette ouverture intervient dans un contexte de besoins croissants en dermatologie. Selon les données de l’Institut national du cancer citées par ab.derm, 17 922 nouveaux cas de mélanome cutané ont été diagnostiqués en France en 2023, avec une incidence en hausse de 1,6 % par an chez les femmes comme chez les hommes entre 2019 et 2023. Plus largement, le centre avance que plus de 100 000 personnes seraient touchées chaque année par un cancer de la peau en France.
ab.derm prend en charge l’ensemble des pathologies cutanées, avec une expertise spécifique dans le dépistage, le suivi et le traitement des cancers cutanés. Le dermatologue reste responsable de chaque décision médicale et adapte le parcours au motif de consultation et au niveau de risque du patient.
Imagerie, chirurgie et suivi réunis sur un même site
Le centre dispose d’un plateau d’imagerie cutanée combinant plusieurs technologies : cartographie cutanée digitalisée, dermatoscopie magnifiée, LC-OCT et microscopie confocale.
La LC-OCT associe tomographie par cohérence optique et microscopie confocale en champ linéaire afin d’obtenir des images détaillées de la peau. La microscopie confocale permet pour sa part une observation à l’échelle cellulaire sans prélèvement.
Ces outils sont présentés comme des aides au diagnostic et au suivi, sans se substituer à l’examen clinique ni à l’interprétation du dermatologue. Un espace de chirurgie dermatologique complète le dispositif afin, lorsque la situation le permet, de limiter les changements de lieu et les délais entre diagnostic et traitement.
Un fonctionnement articulé avec l’hôpital
Le modèle repose également sur une coopération avec l’hôpital public. Les cas nécessitant une prise en charge complexe ou multidisciplinaire doivent être orientés vers les services hospitaliers compétents, avec la possibilité d’un suivi ensuite partagé ou repris en ville.
Une partie des dermatologues du centre exerce parallèlement à l’hôpital. Les équipes doivent également contribuer à des protocoles communs, à la recherche clinique et à la production de données.
« Les outils d’imagerie ont profondément évolué. Leur utilité dépend toutefois de la manière dont ils sont intégrés à l’examen clinique, à la décision médicale et au suivi », explique le Pr Mariano Suppa, dermatologue, onco-dermatologue et cofondateur d’ab.derm.
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