Près de deux Français sur trois déclarent avoir ressenti au moins un effet lié à la pollution de l’air durant l’été 2026, selon une enquête Odoxa réalisée pour Generali. Ozone, pollens et particules fines ont particulièrement marqué une saison estivale exceptionnellement chaude, tandis que l’assureur estime à 21 milliards d’euros par an le coût sanitaire de la mauvaise qualité de l’air en France.
Le sondage, réalisé en ligne les 15 et 16 septembre 2026 auprès de 1 005 Français de 18 ans et plus, représentatifs de la population, montre que 34 % des répondants ressentent régulièrement au moins un effet qu’ils attribuent à une mauvaise qualité de l’air. Cette proportion atteint 42 % chez les femmes et 43 % en Île-de-France.
Au cours de l’été, 48 % disent avoir ressenti les effets de l’ozone lors des fortes chaleurs, 47 % ceux des pollens et 29 % ceux des particules fines liées aux incendies. Dans le Sud-Ouest, cette dernière proportion atteint 51 %. Pourtant, seuls 38 % des Français consultent au moins occasionnellement des informations sur la qualité de l’air.
Chaleur, ozone et incendies : des expositions qui se cumulent
Selon Virginie Schwarz, présidente-directrice générale de Météo-France, l’été 2026 a été le plus chaud mesuré en France depuis 1900. À Paris, plus de 35 °C ont été enregistrés pendant 20 jours et le thermomètre a atteint 42,2 °C le 24 juin. Elle souligne que les fortes chaleurs favorisent notamment la formation d’ozone et que les incendies ont contribué à la présence de particules dans l’air.
Le bilan encore provisoire cité dans le document fait état de concentrations d’ozone supérieures à 180 µg/m³ pendant 16 jours à Paris. Les chercheurs Essyllt Louarn et Jean-Baptiste Renard relèvent parallèlement une baisse d’environ 4 % par an, depuis dix ans, de la contribution des sources locales aux PM2,5 dans les données parisiennes analysées, tout en insistant sur l’importance du cumul avec les pollens et la chaleur.
En matière de santé, le document rappelle les estimations de Santé publique France selon lesquelles l’exposition prolongée aux PM2,5 est associée à près de 40 000 décès et plus de 10 000 nouveaux AVC par an.
Generali testera des alertes personnalisées en 2027
Generali annonce parallèlement une solution d’alertes croisant données environnementales, âge, sexe et localisation des assurés. Le dispositif doit utiliser les informations de Météo-France, PREV’AIR et Atmo France sur les canicules, les particules fines et les pollens afin de proposer des recommandations adaptées aux profils les plus exposés.
Un test est prévu début 2027 auprès de plusieurs centaines de milliers de clients Santé de Generali France. L’objectif affiché est de permettre une prévention plus personnalisée, au-delà des seuls épisodes estivaux.
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