Les doutes sur le niveau des investissements consacrés à l’intelligence artificielle commencent à influencer le marché des changes. Selon l’analyse hebdomadaire d’iBanFirst, le dollar américain, le won sud-coréen et le dollar taïwanais figurent parmi les monnaies exposées à cette nouvelle phase d’aversion au risque.
La paire euro-dollar a reculé de 1,23 % sur la semaine, évoluant entre 1,1185 et 1,1379. L’entreprise estime que les inquiétudes concernant la dette française pourraient de nouveau exercer une pression sur la monnaie européenne.
« Après la crise de l’énergie, ce sont les inquiétudes sur les investissements dans l’IA qui provoquent de l’aversion au risque », explique Alexandre Schont, responsable commercial d’iBanFirst. Il invite les entreprises achetant en dollars ou en Asie à intégrer ces mouvements dans leur gestion du risque de change.
Le franc suisse a bénéficié de son statut de valeur refuge. L’euro a perdu 1,04 % face à la devise helvétique. Il a également reculé de 0,64 % face à la livre sterling, les investisseurs jugeant la monnaie unique plus vulnérable malgré les difficultés budgétaires rencontrées par la France et le Royaume-Uni.
L’euro a cédé 0,51 % face au dollar canadien, soutenu par la remontée du pétrole. Sur cinq séances, le WTI a progressé de 7,09 % et le Brent de 1,71 %. La monnaie européenne a en revanche gagné 0,32 % face au dollar australien, pénalisé par la destruction nette de 39 300 emplois en septembre.
Le vote du budget français prévu le 20 octobre, la publication de l’inflation britannique le 21 octobre et les premiers indicateurs américains d’activité du 23 octobre seront particulièrement suivis. Ils permettront de déterminer si le mouvement actuel traduit un ajustement ponctuel ou une aversion au risque plus durable.
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