Howardz veut démontrer que les enchères volontaires immobilières ne concernent pas uniquement les biens de prestige ou atypiques. En juillet 2026, la société a finalisé à Paris la vente d’un studio de 22 m² dans le 9e arrondissement et d’un deux-pièces de 42 m² dans le 17e, respectivement en une semaine et en moins de deux semaines.
Les deux logements ont attiré plusieurs candidats, avec deux enchérisseurs pour le studio et quatre pour le T2. Howardz met en avant un processus permettant au vendeur de fixer un prix de réserve et d’organiser la concurrence entre acquéreurs dans un calendrier resserré.
Un studio vendu 250 000 euros dans le 9e arrondissement
Le premier bien, un studio de 22 m² situé à proximité de la rue des Martyrs, se trouvait dans un immeuble haussmannien et disposait notamment d’un petit balcon, d’une cuisine ouverte et d’un espace nuit aménagé.
Mis aux enchères à partir de 210 000 euros, il a été vendu 250 000 euros, soit une progression de 19 % par rapport au prix de départ, après la participation de deux acquéreurs.
Howardz chiffre le prix final à environ 11 300 euros le mètre carré et le compare à une moyenne de 11 939 euros/m² dans le quartier, sur la base de données attribuées à SeLoger dans son communiqué.
Quatre candidats pour un deux-pièces du 17e
La deuxième transaction concernait un appartement de 42 m² situé dans le quartier Guy Môquet, au sein d’une résidence récemment rénovée et dotée de deux terrasses.
Proposé à partir de 450 000 euros, le logement a trouvé preneur pour 500 000 euros, soit une hausse de 11 % par rapport à la mise à prix. Quatre acquéreurs ont participé à la phase d’enchères.
Le prix final ressort à près de 11 900 euros/m², contre une moyenne de 11 824 euros/m² dans le 17e arrondissement, selon les références citées par Howardz.
Ces écarts entre prix de départ et prix final ne signifient toutefois pas nécessairement une survalorisation créée par le mécanisme d’enchères : le prix initial peut être positionné sous le niveau attendu afin de susciter plusieurs candidatures. Howardz souligne de son côté que les deux montants de vente sont restés cohérents avec les valeurs observées localement.
Un prix de réserve fixé à l’avance par le vendeur
Le fonctionnement repose sur une mise en concurrence organisée entre plusieurs candidats à l’achat.
Le vendeur détermine en amont un prix de réserve. Si celui-ci n’est pas atteint, Howardz indique que la vente est annulée sans frais. Lorsque plusieurs acquéreurs sont intéressés, une session d’enchères de moins d’une heure permet à chacun de suivre en temps réel l’évolution des offres et d’ajuster sa proposition.
La société indique également qu’aucun dépôt de garantie n’est exigé des acquéreurs et que l’intervention d’un avocat n’est pas nécessaire. Une condition suspensive liée à l’obtention d’un financement peut par ailleurs être prévue.
Howardz présente ce dispositif comme une alternative au processus de vente classique, particulièrement adaptée aux biens susceptibles d’attirer plusieurs acheteurs simultanément.
Sept ventes réalisées depuis septembre 2025
Selon les données communiquées par l’entreprise, sept ventes ont été réalisées à Paris depuis le lancement de Howardz en septembre 2025.
La société met notamment en avant la rapidité de la commercialisation. Elle cite à titre de comparaison un délai moyen de 66 jours pour la vente d’un appartement en Île-de-France, selon SeLoger.
Les deux transactions de juillet constituent toutefois un échantillon limité et ne permettent pas, à elles seules, d’établir une performance générale du modèle par rapport aux autres méthodes de commercialisation immobilière.
Après cette première phase de développement dans la capitale, Howardz prévoit désormais d’étendre progressivement son activité à l’ensemble de l’Île-de-France, en ciblant en priorité les secteurs où plusieurs acquéreurs sont susceptibles de se positionner sur un même logement.
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